Conférences

Conférence d'ouverture

Tendances alimentaires d’ici, Coop de demain

Samedi 1er juin à 9:00

Depuis près de trois ans, Caroline présente les tendances alimentaires et en boissons qui influenceront l’industrie de demain. Venez découvrir les tendances de 2019, et imprégnez-vous de celles-ci afin de les intégrer dans vos stratégies d’affaires. Vous serez ainsi en mesure de vous différencier dans une industrie en essor et axée sur l’innovation.

Caroline Chevrier, MBA | Entrepreneure et consultante

Caroline Chevrier fait partie des professionnels de renom dans le milieu des communications au Québec. Elle commente régulièrement dans les médias (Salut Bonjour, Le Must, La Presse, Infopresse) sur des enjeux en alimentation et en santé. Caroline est aussi une femme d’affaires et entrepreneure à succès. Edelman a fait l’acquisition de son agence spécialisée en communications médicales et marketing santé dont elle était la présidente et fondatrice. Elle marie connaissances de l’industrie pharmaceutique et alimentaire, ce qui lui permet de mettre à profit son savoir-faire pour Kellogg, Bio-K+, Danone, TELUS Santé, Pfizer. Passionnée pour l’alimentation, elle a fondé l’Alliance sur l’éducation pour les probiotiques qui a pour but d’éduquer les professionnels de la santé et le grand public sur les bienfaits de ceux-ci. Elle a été sélectionnée comme finaliste au prestigieux Prix des Femmes d’affaires du Québec en 2015.

Panel 1

Se placer au coeur du changement

Samedi 1er juin à 10:30

Dans la transition vers un modèle économique qui respecte les limites de la planète tant au niveau écologique, économique et politique, le modèle des communs et la rétention de la main-d’œuvre se placent au cœur de nos préoccupations. Devons-nous adapter notre façon de voir le travail? Comment se démarquer grâce au modèle coopératif?

Sortir de l’entreprise-monde par les communs

Nous vivons dans un monde toujours plus conçu par et pour l’entreprise, ce qui pose des problèmes grandissants sur le plan écologique, social et politique. Il semble donc urgent d’en sortir. Pour ce faire, on peut s’inspirer des principes coopératifs et plus fondamentalement du modèle des communs.

Yves-Marie Abraham | Professeur à HEC Montréal

Yves-Marie Abraham est professeur à HEC Montréal, où il enseigne la sociologie de l’économie et mène des recherches sur le thème de la décroissance. Il a notamment co-dirigé la publication de Décroissance versus développement durable : débats pour la suite du monde (2011) et Creuser jusqu’où? Extractivisme et limites à la croissance (2015), chez Écosociété. Il est par ailleurs co-responsable de la spécialisation en gestion de l’innovation sociale au sein de la Maîtrise à HEC Montréal.

La réduction du temps de travail : une mesure de rétention de la main-d’œuvre ?

La transition vers un modèle économique qui répondrait mieux aux besoins humains tout en respectant les limites de la planète s’impose de plus en plus à mesure que nous découvrons les impacts négatifs des bouleversements climatiques en cours. Or, dans un contexte où la productivité ne cesse d’augmenter, la réduction du temps de travail apparaît non seulement comme une composante essentielle de cet important projet de société, mais aussi comme un moyen pour les entreprises d’attirer et de retenir la main-d’oeuvre. Dans cette présentation, nous explorerons cette question en nous penchant sur son application dans le contexte québécois.

Julia Posca | Chercheure à l'IRIS

Julia Posca est diplômée en sociologie de l’Université du Québec à Montréal (M.A., 2011) et est chercheure à l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS). Ses travaux portent sur l’endettement des ménages, les inégalités économiques, les classes sociales au Québec et les transformations de l’État. En 2018, elle publiait chez Lux Éditeur Le Manifeste des parvenus ainsi que Détournement d’État. Bilan de quinze ans de gouvernement libéral, co-écrit avec Guillaume Hébert.

Panel 2

Valoriser l’action collective grâce au modèle coopératif

Samedi 1er juin à 11:30

De nos jours, quelle est la place de l’action collective prônée par le modèle coopératif dans nos milieux ? Est-elle un moteur économique viable pour les villes et les régions ? Ce panel exposera un exemple concret de la mobilisation collective d’une municipalité pour sa survie, tout en nous exposant l’importance de ces actions face aux immenses défis environnementaux, démographiques, technologiques et économiques auxquels nous faisons face.

Le modèle coopératif comme outil de prise en main

Au tournant des années 2000, la municipalité de Saint-Camille a pris son avenir en main en se fixant l’objectif d’augmenter sa démographie. Dans le sillage de cette mission s’en est suivi une mobilisation sans précédent de sa communauté, qui se poursuit encore aujourd’hui et le modèle coopératif fût et demeure un outil majeur de cette avancée.

Philippe Pagé | Maire de la municipalité du canton de Saint-Camille

Maire de la municipalité de Saint-Camille, Philippe Pagé a été élu à la tête de ce dynamique village des Cantons-de-l’Est à l’âge de 31 ans, en octobre 2017.  Actuellement à l’emploi de la Fédération de la relève agricole du Québec, une organisation vouée à l’amélioration des conditions d’établissement en agriculture. M. Pagé a aussi travaillé au cabinet de l’ex-ministre de la Santé Réjean Hébert et a été président du P’tit Bonheur de Saint-Camille, un centre culturel bien connu du milieu artistique, de 2014 à 2017. Reconnu pour son sens de la répartie, son humour pince-sans-rire et ses tatouages, M. Pagé est d’abord et avant tout passionné par l’agriculture, la ruralité, le développement des communautés et Game of Thrones.

Le modèle coopératif : un moteur économique viable et performant

La perception des coopératives dans le grand public, du moins en milieu urbain, est qu’elles constituent une forme d’organisation économique marginale, peu efficace, non rentable et qui naît quand le modèle d’affaires traditionnel ne fonctionne pas. Autrement dit, les coops ne seraient pas des « vraies business » et leur importance économique serait négligeable.

Pourtant, l’histoire économique du Québec a démontré la force qu’elles peuvent représenter, et pas qu’en milieu rural. Elles occupent une place importante dans l’économie québécoise, tant en termes de chiffre d’affaires que d’emploi ou d’occupation du territoire. Les coops sont de plus en plus innovantes et efficaces que les entreprises privées. Et l’histoire récente, après la crise financière de 2008, a démontré qu’elles sont en moyenne plus résilientes que les entreprises privées.

Il y a donc lieu de réfléchir non seulement à ce qu’elles représentent comme moteur économique actuellement, mais également à leur capacité à répondre aux immenses défis environnementaux, démographiques, technologiques et économiques auxquels nous faisons face.

Ianik Marcil | Économiste indépendant

Ianik Marcil est un économiste spécialisé en innovations technologiques, transformations sociales, justice économique et économie des arts et de la culture. Auteur, conférencier et chroniqueur et éditeur, il intervient régulièrement dans de nombreux médias. Son plus récent livre, L’élan vers l’autre, préfacé par Serge Bouchard, « pose sur l’actualité un regard empreint d’empathie », selon Nathalie Collard de La Presse.

Ateliers | De la théorie à la pratique

Rencontrez vos experts

Samedi 1er juin | 13:30 à 15:30

Nos conférenciers se feront un plaisir de répondre à vos questions en lien avec les sujets abordés en matinée. En petit groupe, vous pourrez rencontrer chacun des conférenciers et discuter plus en profondeur de vos préoccupations, dans une ambiance propice à l’échange.  Ces échanges de proximité vous permettront de quitter cette journée avec des pratiques applicables dans votre coopérative et vos milieux.